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  • Prunelle Bergeron

S'inspirer de la Dolce vita pour chasser la déprime

Cet article participe à l’événement interblogueurs « L’Italie : ce que j’aime de ce pays c’est…» organisé par le blog plaisir d’apprendre l’italien. Ce blog est une réelle découverte pour moi. J’ai particulièrement aimé l’article C’est l’heure de l’aperitivo : histoire, 5 recettes d’antipastis, spritz et cocktails. On y raconte l’histoire de l’aperitivo tout en proposant cinq recettes de cocktails et d’antipastis à déguster en bonne compagnie.



Imaginez.


Vous vivez du stress au travail. Vos problèmes de santé vous causent des soucis. Et la cerise sur le gâteau, il y a un dégât d’eau dans votre maison. La totale, quoi!


Vous êtes réellement dépassé par vos difficultés et votre humeur dégringole d’un coup. La déprime s’est bel et bien installée. Devant les autres, vous portez un masque (même avec votre psy), et vous faites comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes.


Mais dans votre fort intérieur, c’est le chaos. Alors vous n’avez qu’une envie : aller vous coucher pour oublier vos problèmes. Or, vous savez bien au fond de vous que vous ne pouvez pas dormir continuellement.


Vous vous demandez comment vous allez combattre cette déprime qui vous colle à la peau. Les pensées négatives prennent toute la place, vous avez du mal à trouver des solutions créatives.


C’est alors que vous tombez sur un article de magazine à propos de l’Italie. Vous commencez à rêvasser, vous imaginant en train de déguster une pizza marinara sous le soleil de la méditerranée. C’est ce que vous aimez de l’Italie : la Dolce vita (douceur de vivre) - cette capacité qu’ont les italiens à ralentir et à prendre le temps de vivre.


Eurêka!


Pourquoi ne pas s’inspirer de la Dolce vita pour chasser la déprime?



La Dolce vita


L’expression Dolce vita vient du film culte La Dolce vita, réalisé par Frederico Fellini et sorti en 1960. On y montre une vie mondaine marquée par l’insouciance, l’amour et la bonne bouffe. Vivre la Dolce vita, c’est donc se concentrer sur le meilleur de ce que la vie nous offre. Faire ce dont on a envie, comme on le veut et quand on le veut. Dans le film de Fellini, on retrouve cette insouciance et cette liberté d’expression lorsque Anita et Marcello se baignent dans la fontaine de Trevi à Rome.


Entrer dans l’univers de la Dolce vita, c’est aussi : être détendu, remarquer la beauté qui nous entoure, revenir à l’essentiel et se faire plaisir. Cela peut être par exemple en allant se promener, en faisant une sieste la semaine (le riposo), en portant de beaux vêtements, en se cuisinant un bon repas ou en faisant connaissance avec quelqu’un.



Créer un lien social


En Italie, il n’est pas rare d’apercevoir des terrasses de cafés ou de restaurants bondées qui débordent du trottoir. On sirote un verre entre amis, on prend le temps de faire la conversation et de refaire le monde. Sur la Via Veneto (l’une des rues les plus célèbres de Rome), se mêlent élites et marginaux, dans une recherche de plaisirs nouveaux. Le quartier animé et branché du Trastevere est, quant à lui, reconnu pour ses brasseries et boutiques d’artisanat.


Pour renforcer le sentiment d’appartenance à la communauté, les italiens pratiquent la passeggiata, un rituel quotidien qui consiste à se promener dans les quartiers de la ville avant le repas du soir. Ils marchent tranquillement avec des membres de leur famille et des connaissances. Certains se tiennent la main. Lorsque les discussions durent plus longtemps, on organise un repas chez l’un ou chez l’autre.


Les dimanches midis, on va manger des pâtes fraîches et des charcuteries chez la mama italienne. Les liens familiaux sont sacrés. On échange, on se touche, on s’emporte et on ose parler fort. Il ne faut toutefois pas tomber dans les clichés; il existe quand même des italiens silencieux, pressés et ambitieux.



La bonne bouffe


Le plaisir des papilles est essentiel au mode de vie Dolce vita. Vers 19h, plusieurs italiens se rendent au bar pour consommer un aperitivo avec des amis. Y sont servis gratuitement et dans la simplicité des antipastis : olives, légumes marinés, tranches de prosciutto et cantaloup, miche de pain ou focaccia de même que salade de roquette avec huile d’olive, vinaigre balsamique, poivre concassé, fleur de sel et copeaux de parmesan.


La pizza est évidemment un incontournable, plus particulièrement la pizza napolitaine. Celle-ci est unique et est faite de produits locaux de qualité (dont la farine). Le pizzaïolo se doit de suivre des instructions rigoureuses quant aux ingrédients qui composent la pâte, la manière de former la base de la pizza et quant au processus de cuisson. Ultimement, la croûte doit être surélevée, de couleur dorée et facile à plier.


Un plat mythique et emblématique de la cuisine italienne est la lasagne à la bolognaise (lasagne verdi alla bolognese). Elle requiert une sauce à la bolognaise (ragù a la bolognese) goûteuse, une cuisson douce et des pâtes fraîches vertes à l’œuf. Il y a aussi de la béchamel, ce qui apporte un aspect doux et crémeux, et du parmesan en abondance. Il ne faut pas hésiter à être généreux avec les sauces.


La gastronomie italienne est colorée, elle a du caractère et est faite avec amour. Les pâtes y occupent une place de choix : spaghettis, pâtes aux fruits de mer, pâtes carbonara, etc. Les poissons ne sont pas en reste : filet de saule aux tomates, morue, plat de sardines et plus encore.


Au niveau des dessert, il n’y a rien comme déguster de savoureux cannolis, du tiramisu ou encore un code d’aragosta (une pâtisserie à la ricotta). Les gelatos, faits de façon artisanale à base de purée de fruits frais, sont de purs délices. Les saveurs sont nombreuses, mais on peut citer les gelatos aux amandes, granita al limone (sorbet au citron), fraises et basilic, pistache sicilienne, etc.


C’est d’ailleurs dans une Italie dévorant les saveurs et appréciant la nourriture du terroir qu’a vu le jour le mouvement slow food. Ce mouvement, créé par le sociologue italien Carlo Petrini (qui est aussi gastronome et épicurien), vise à contrer le fast food venu d’Amérique. Il fait l’apologie de la lenteur, en plus de promouvoir les saveurs traditionnelles et les savoir-faire ancestraux. Ce mouvement est ensuite devenu international.



Le plaisir de bien s’habiller


La Dolce vita est plus que la douceur de vivre. C’est aussi le plaisir de bien s’habiller, pour soi et pour les autres. On privilégie un look décontracté et élégant à la fois, avec une certaine flamboyance. Il est fréquent d’ajouter un petit détail ou un accessoire vintage.


Ainsi, un look d’été pour la femme pourrait ressembler à ceci : camisole noire avec jupe moderne à imprimés et sandales colorées. Pour l’homme : jean blanc, chemise colorée, veste carottée ou chandail et souliers de course.


Il importe avant tout de se sentir à l’aise avec ce que l’on porte et de choisir une tenue qui reflète notre personnalité. Selon les adeptes de la Dolce vita, la mode permet d’amener une certaine légèreté dans notre vie.



Le moral est revenu


L’article sur l’Italie a eu son effet puisque vous vous sentez beaucoup moins déprimé. Vous songez à aller acheter des produits frais au marché comme du fromage mozzarella di bufala (un fromage blanc que les italiens appellent « or blanc »). Vous appellerez ensuite votre ami et prendrez de ses nouvelles.



Vous vous surprenez même à planifier avec enthousiasme votre journée de demain: mettre votre nouveau pantalon, boire un espresso dans un café littéraire du quartier et vous laisser tenter par une succulente pâtisserie. Et pourquoi ne pas préparer en famille de la confiture aux figues (devi fare la marmellata)?

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