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  • Prunelle Bergeron

Le métier de pair-aidant

Mis à jour : févr. 17

Dans’vie, il y a de ces personnes qui osent pratiquer un métier peu banal. C’est le cas des travailleurs pairs-aidant. Un pair-aidant c’est un membre du personnel dévoilant qu’il vit ou a vécu un problème de santé mentale.


Le partage de son vécu redonne de l’espoir, offre de l’inspiration, du soutien et de l’information à des personnes qui vivent des situations similaires.


Une job inspirante, hors-norme, qui je l’espère, va r’virer à l’envers le milieu de la santé mentale.


Pour moi, c’est d’ailleurs le contact avec une pair-aidante qui a le plus secoué ma dépression. Avec elle, je me sens traité d’égal à égal; il n’y a pas de hiérarchie entre moi et la pair-aidante. C’est même apaisant de sentir une réelle empathie et de se sentir vraiment comprise.


La relation transpire de confiance parce que je sens que la pair-aidante croit en moi et voit rapidement mes forces. C’est fou mais je suis plus portée à croire à l’efficacité des stratégies de la pair-aidante par rapport à celles de l’intervenant.


Oui mes amis, le contact avec un pair-aidant fait du bien et enrichie l’équipe de travail.


Souvent, aux premiers stades du rétablissement, la personne se voit sans avenir et se limite à être malade. C’est alors que le pair-aidant, de par les difficultés qu’il a surmonté, redonne l’espoir d’une vie meilleure, malgré le problème de santé mentale.


Qu’est-ce que ça donne à part ça?


On s’est rendu compte que le contact avec un pair-aidant normalise l’expérience vécue. Ça améliore l’estime de soi et ça réduit la fameuse stigmatisation.


Au niveau du système de soin, on a remarqué que ce beau monde-là contribuent à réduire les admissions à l’hôpital et aident à ce que la personne se maintienne dans la communauté. Du plus profond de lui-même, le pair-aidant partage ce qui l’a aidé à se rétablir.


Et clairement, les stratégies facilitant le rétablissement sont nombreuses. Mentionnons le renforcement positif pour les efforts réalisés, rappel d’un proche en cas de rumination de pensées négatives, planifier les activités à l’avance, se dire que rien n’est permanent, se faire plaisir, faire des activités qui stimulent les fonctions cognitives et se construire un bon réseau social.


Ce n’est pas tout.


On peut ajouter avoir une belle apparence, prendre soin du logement, prendre soin des animaux, la spiritualité, décortiquer les tâches à faire, ne pas tenir compte du jugement des autres, faire du sport, avoir des projets pour le futur, faire une activité qui aide les autres de même que gérer l’anxiété.


Pour que la profession s’épanouisse, il faudra militer avec enthousiasme pour la reconnaissance du titre de pair-aidant dans les services publics de santé. Il faudra aussi s’assurer de l’intégration de la profession au sein des syndicats.


Et comme vous vous en doutez, il faudra sensibiliser les milieux de travail parce que c’est encore bourré de préjugés.





Hé oui, certains professionnels craignent de se retrouver avec un malade de plus à soigner!


Alors c’est avec le cœur armé de courage, que nous devrons retrousser nos manches, et multiplier le nombre de postes de pairs-aidant au sein des milieux de travail.

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