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  • Prunelle Bergeron

La luminothérapie: de A à Z

Mis à jour : oct. 29

La lumière du soleil est vitale pour l’homme. Or, quand arrivent l’automne, puis l’hiver, les heures d’ensoleillement sont en chute libre. Nous restons enfermés dans nos maisons, nos bureaux, avec un éclairage insuffisant.


La lumière nous manque, si bien que plusieurs d’entre nous devenons moroses. La plupart du temps, c’est une déprime passagère. Mais il y a des cas plus sérieux.



Le trouble affectif saisonnier (TAS)


Des cas où la personne a de la difficulté à accomplir ses activités quotidiennes. On parle alors de trouble affectif saisonnier (TAS) ou dépression saisonnière. Les scientifiques ont noté la présence d’un lien entre le nombre de personnes atteintes de TAS et le lieu géographique. Plus on s’éloigne de l’équateur, plus le nombre de TAS augmente.


En Amérique du Nord par exemple, 2 à 3% de la population en est atteint. Sans oublier que 18% de la population présente une forme modérée du trouble. Ce n’est pas peu. Et les symptômes sont incommodants : baisse d’énergie, changement d’humeur, trop de sommeil, envie accrue de manger.



La mélatonine


C’est le métabolisme de la mélatonine, l’hormone qui règle notre horloge biologique interne (cycle éveil/sommeil sur 24h), qui est déréglé chez les personnes ayant un TAS. Normalement, la mélatonine est produite la nuit. Au réveil, la lumière pénètre dans l’œil et fait diminuer la production de l’hormone.


Mais quand il y a peu de lumière naturelle (comme c’est le cas en automne/hiver), ou sous une lumière de faible intensité, la production de mélatonine s’emballe le jour, ce qui cause fatigue et somnolence. Par conséquent, le fait d’utiliser une lumière artificielle de forte intensité permet de régulariser la synthèse de la mélatonine, principe clé de la luminothérapie.



Applications


Cela dit, la luminothérapie devient un traitement hors pair si vous avez un TAS. Son efficacité a été confirmée par les données probantes et son taux de succès est même comparable à celui des antidépresseurs.


Donc si vous avez un TAS, vous devez vous exposer à une lumière vive de 10 000 lux durant 30 minutes, idéalement avant 8h00. Plusieurs professionnels de la santé utilisent et recommandent cette « thérapie par la lumière » : médecins généralistes, psychiatres, psychologues, neurologues, etc. Il est important de consulter l’un de ces professionnels si vous voulez débuter un traitement.


Le recours à la luminothérapie est également pertinent si vous avez des troubles du rythme veille/sommeil et des dérèglements de l’horloge biologique. C’est notamment le cas chez plusieurs personnes âgées, chez qui on observe une fragmentation du sommeil, une insomnie matinale et une diminution du sommeil paradoxal (plus d’études sont nécessaires cependant).



Avantages


Des applications intéressantes, donc, avec en plus des avantages compétitifs par rapport à d’autres traitements. En effet, la luminothérapie est une méthode naturelle et ses effets secondaires sont négligeables comparativement à ceux des médicaments.


Elle est applicable à tous : femmes enceintes, personnes atteintes de pathologies graves comme le cancer ou le diabète, etc. Et même si la lampe est dispendieuse, à long terme, le traitement est moins cher que les médicaments, car vous apprenez à gérer votre thérapie par vous-même.


Effets secondaires et précautions


Parmi les effets secondaires parfois observés, on peut citer les maux de tête, la fatigue oculaire, l’insomnie (exposition à la lumière en soirée) et la sécheresse des muqueuses du visage. Mais ces effets sont bénins et transitoires. Ils peuvent disparaître si vous diminuez la durée et/ou l’intensité de l’exposition à la lumière.


N’oubliez pas qu’il vous faut aussi prendre certaines précautions si vous vous soignez avec la lumière. Premièrement, assurez-vous que la lampe filtre correctement les rayons UV, qui sont nuisibles pour la peau et les yeux.


D’autre part, prenez en compte toutes vos conditions médicales. Par exemple, un suivi médical régulier sera nécessaire si vous avez une pathologie ophtalmique ou si vous prenez des médicaments provoquant une sensibilité à la lumière (lithium, certains neuroleptiques, certains anti-inflammatoires, etc.).


Attention à la luminothérapie si vous avez un trouble bipolaire : le risque de déclencher un état maniaque ou hypomaniaque est accru. Signalons également que la luminothérapie est déconseillée si vous allaitez votre enfant.



Les lampes de luminothérapie


A présent, vous vous demandez peut-être : « mais quel type de lampe acheter »? Puisque certaines lampes sont inefficaces, je vous recommande de consulter votre professionnel de la santé pour vous aider à faire votre choix.


Et pour être certain de choisir une lampe de qualité, intéressez-vous au fabricant. Ce dernier sera assurément fiable s’il porte le logo CE (en Europe) ou UL C-UL (aux États-Unis). Soyez prudents quant aux achats sur Internet, car la qualité du produit peut être négligé.


Vous vous apercevrez qu’il existe différents modèles de lampes, mais le Litebook et la Luminette (sous forme de lunettes) utilisent une technologie avancée, qui bloque la mélatonine avec précision. Quant au Litebook, il est utilisé pour tous types de dépressions

(https://www.retablic2019.com/accueil/7-astuces-pour-surmonter-une-d%C3%A9pression), fatigue, difficulté à se lever le matin, concentration professionnelle, blues de l’hiver et troubles du sommeil.



Conclusion


A l’heure actuelle, force est de constater que la majorité des études scientifiques dans le domaine de la luminothérapie concerne le TAS. Quoi qu’il en soit, vu le potentiel de cette thérapie pour améliorer le bien-être (particulièrement à l’arrivée de l’automne), elle mérite qu’on s’intéresse à elle. Elle mérite qu’on l’étudie en profondeur.


Pour terminer, je tiens à préciser que cet article contribue à l’événement inter-blogueurs « vivre au naturel en automne, bien-être et santé naturelle » organisé par la blogueuse Manon Batista (https://melleapothicaire.fr/).



Références


1) Gagné et coll., 2010, Quand la saison devient synonyme de dépression, Médecine/Sciences, no 26, p. 79-82.


2) Freyheit, 2009, La luminothérapie et ses principales applications, thèse de doctorat,

158 p.




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